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Risques naturels : ce qu'il faut prendre en compte avant de construire dans l'Hérault

Risques naturels : ce qu'il faut prendre en compte avant de construire dans l'Hérault

Risques naturels : ce qu'il faut prendre en compte avant de construire dans l'Hérault

Sol argileux fissuré par le phénomène de retrait-gonflement, vue aérienne

Construire dans l'Hérault, c'est confronter un projet à un territoire vivant. Le sol se rétracte, puis regonfle. Le littoral recule.


Ces risques naturels deviennent des données à intégrer, dès les premiers traits d'un projet. Incendie, inondation, érosion, sols argileux : chaque terrain révèle une identité géologique et climatique propre.


Quelle histoire porte votre terrain ? Sa géographie en dit déjà long sur ce qu'il rend possible.


Je transforme cette connaissance en point de départ. Un projet bien conçu anticipe. Il s'ajuste à son environnement, il en tire sa force.


Quel est le risque incendie pour votre projet de construction dans l'Hérault ? 


Nous avons tous en tête les images d'un ciel assombri par des fumées épaisses. Le département de l'Hérault figure parmi les plus exposés aux feux de forêt en France, avec plus d'un tiers des constructions en zone à risque dans certaines communes.


La Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) y a établi plan de prévention du risque incendie (PPRIF), qui classe chaque terrain en zone rouge, où bâtir reste impossible, ou en zone bleue, où un projet se dessine sous conditions.


À moins de 200 mètres d'un massif, un débroussaillement de 50 mètres autour de la construction devient obligatoire, selon la notice DDTM sur le risque incendie. Cette règle, fixée par arrêté préfectoral dans l'Hérault, réduit concrètement la propagation d'un incendie vers l'habitat. 


J'intègre ce zonage dès les premières esquisses. Il oriente l'implantation et les matériaux pour une architecture pensée avec le risque.


Risque inondation : comment la cote PHE devient un atout pour votre projet ? 


L'eau façonne aussi l'Hérault. Crues soudaines et épisodes cévenols marquent régulièrement le département.


Pour anticiper, un repère existe : la cote PHE, soit la hauteur atteinte par les plus hautes eaux connues sur une commune. Ces niveaux sont référencés par la DDTM pour chaque secteur exposé. 


Cette donnée devient mon outil de conception. Connaître la cote PHE d'un terrain me permet de calculer la hauteur idéale du premier plancher et d'orienter les ouvertures, pour une maison qui vit avec l'eau. 


Qu'est-ce que la bande littorale et pourquoi elle protège votre terrain ? 


À Sète, Paul Valéry écrivait dans Le Cimetière marin : "Le vent se lève, il faut tenter de vivre." Une phrase qui résume bien la relation qu'entretient l'Hérault avec son rivage.


La loi Littoral de 1986 fixe une règle claire : sur une bande de cent mètres depuis le rivage, la construction reste impossible en dehors des zones déjà urbanisées. Les villages de pêcheurs et stations balnéaires que l'on voit aujourd'hui au bord de l'eau datent bien d'avant cette loi. Dans les secteurs les plus menacés par l'érosion, la commune peut décider d'élargir cette bande protégée au-delà de 100 mètres. 


Cette limite se mesure depuis le bord de mer actuel, un repère vivant plutôt qu'une ligne tracée sur une carte. Quand la mer gagne du terrain par érosion, la limite avance avec elle. Un terrain constructible aujourd'hui peut ainsi se retrouver dans cette bande protégée demain.


Pourquoi une étude de sol est indispensable avant de construire dans l'Hérault ? 


Certains sols se comportent comme une éponge. Ils se rétractent en période sèche, gonflent en période humide. Ce mouvement, appelé retrait-gonflement des argiles, fissure les fondations mal préparées.


L'Hérault fait partie des départements concernés par ce phénomène. Selon le ministère de la Transition écologique, plus de la moitié des maisons individuelles en France se trouvent aujourd'hui en zone d'exposition moyenne à forte.  Depuis la loi Élan, une étude géotechnique devient obligatoire avant tout projet situé en zone argileuse exposée. 


Cette étude oriente le type de fondations et la profondeur d'ancrage. Cette étude oriente le type de fondations et la profondeur d'ancrage.


Je m'appuie sur ces conclusions dès la conception, pour ancrer un projet dans la réalité de son sol. 


Architecte HMONP basé à Montpellier, Hugo Capela-Laborde conçoit des projets pensés pour les risques naturels du territoire héraultais, entre littoral et arrière-pays.